Et si, là, maintenant tout de suite, on partait ? Partir, tous les deux, juste pour se reconstruire une vie. Une vie comme on veut. La vie qu'on rêve, celle qu'on aimerait vraiment avoir. Et que j'aurais certainement un jour, avec lui. Imagine. Tu keaff' hein ? Ouais, moi aussi. Et pourtant, la moitié des gens qui lisent ce texte doivent se dire que je suis folle, de m'imaginer encore avec lui, dans le futur. Et puis merde. On s'en fou des gens, qu'on connaisse ou pas. Je crois que si j'arrive un jour, à avoir s'que je veux, je pourrais peut-être, non, certainement, me décerner une médaille. C'est dur une vie, quand on a pas de but. Enfin si, j'en ai un. Le garder le plus longtemps au près de moi. C'est fou quand même, tous s'qu'une conscience peut garder en elle.. Le pire, c'est qu'elle en fait exprès cette salope. Ensuite, elle se plaint d'avoir mal, de souffrir. Tu m'étonnes. On s'imagine toujours les pires trucs de toute façon. Des trucs improbables souvent. Mais quand même, faire des choses de s'genre.. Et puis rien que cette idée, cette pensée.. Supprimée la. Arrachée la. Déchirée la. Faites qu'elle n'existe plus, ni pour lui, ni même pour moi. On souffre beaucoup trop dans une vie. Trop à mon gout en tout cas. Et puis n'parler de rien à personne. C'est bien aussi. Mais pourquoi, quand je n'veux pas penser à une chose, une seule, forcement j'y pense ? Putain. C'est vraiment merdique seize ans. Et s'te neige là, qui fait froid aux pieds ! Vivement qu'on puisse marcher dans l'herbe sans chaussures, se lever le matin et sortir en tee-shirt pour déjeuner allongé dans l'herbe, le soleil qui brûle la face. Faire du vélo tous les jours aussi, transpirer et faire s'qu'on veux. Faire des milliers de photos trop jolies (ou pas) et sourire, partager. C'est l'pieds putain quand t'y pense. Les gens qui ont inventés les virus, ils sont vraiment débiles. Je n'la voyait pas spécialement comme ça voyez-vous. Mais je garderais mes impressions pour moi, ne me pardonner pas. On vous à déjà dit Je t'aime en vous regardant droit dans les yeux ? Et tellement pour vous ce Je t'aime est important, sincère et jouissif, vous avez été parcourut d'un frisson qui vous est arrivé tout droit de nul part et qui vous a transpercer de la nuque à dans le bas du dos ? Et tellement ce frisson était pour vous le plus merveilleux moment du monde, vous n'avez rien trouvé a répondre qu'un baiser sur les lèvres de celui qui vous a dit ce Je t'aime ? Moi si. Et tous ces petits moments, comme ça, de la vie, de notre vie, je veux les garder. Tu as raison Jérémy, s'n'est pas avec un rêve à deux balles que je vais briser tous cela. Mais vous là, remballer vos petites mains de rageux(rageuse) et aller jouer à la dinette.